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15/12/2006: soirée inoubliable en compagine de Julien et Hamana.
3e chapitre

P.S.: Hier soir au Lipopette Bar, le Plan, Ris-Orangis. Oxmo Puccino et un imbécile heureux.

# Posté le samedi 16 décembre 2006 07:33

Modifié le jeudi 24 mai 2007 05:21

" Ce monde est mien, je n'y peux rien, je ne m'y fais pas mais, je l'aime bien ... " Demain, peut-être.

" Ce monde est mien, je n'y peux rien, je ne m'y fais pas mais, je l'aime bien ... " Demain, peut-être.
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" Lyrics apaisants, je rappe les oiseaux se taisent
Fais-toi plaisir, écoute ça avec ta Daisy
Ce matin je suis bien dans ma peau, j'ai la pêche
Telle cette femme qui dame des parts de tartes par dizaines
Te dis pas frappé par un maléfice
Recommence ta vie à zéro quand je la redémarre à moins dix
Je suis né blasé sans un sous,
Puis brassé me suis retrouvé sans issue
Je suis rentré en collision avec mes obstacles
Tourne le pire à la dérision, l'offre en spectacle

Je me dois de tout tuer pour ceux qui n'ont pas le choix
Ma chanson va pas sauver le monde � tant pis pour cette fois
Si j'avais entendu les profs
Je serais pas le type dont on étudie l'écriture
Laisse-les rire, faire mon truc
Je me suis fixé ce but, si j'arrive à mi-chemin
Je ferai date comme ce tigre tué par un caniche nain
Tu connaîtras jamais la fin de l'histoire
En faisant demi-tour à deux minutes de la victoire
On peut viser ton blé, ta femme et son vison
Mais, qui peut se vanter d'avoir toucher l'horizon ... "


Toucher l'Horizon - Oxmo Puccino


# Posté le vendredi 15 décembre 2006 09:36

Modifié le samedi 16 décembre 2006 06:44

Et la mer reprends l'Homme, toujours.

Et la mer reprends l'Homme, toujours.
Il erre sans but, quelque part entre ciel et terre, l'air de rien. Et il rêve aussi, au hasard des chemins tantôt désert tantôt blindés de ses pairs. Il fait partie de ces gens pour qui l'imagination est souveraine et l'inspiration loi. Alors quand l'esprit débat, lui se plit et se rabat sur sa feuille, écrit, selon les envies et les thèmes qui lui viennent, fébrile. Porté par les flots, plus que défiant les eaux, son voilier a toujours été beau mais lui rame avec difficulté, au gré des marées changeantes se perdant parfois dans les méandres de sa pensée. Pourtant il aime cet océan, le respecte et l'admire même quand celui-ci lui laisse un goût amer sur les lèvres; il est parfois comme ce vieil homme, péchant jusqu'à n'en plus finir et pour qui lacher le filet reviendrait à se trahir... La nature et les autres l'inspirent, il observe et contemple avec plaisir tous les détails insignifiant, tous leurs gestes et les note en souvenirs quelque part entre le néant et le coeur. Il a entendu la conplainte des baleines à bosses, écouté et pleuré en silence face à la lune pleine, et il a sourit. Elle était drolement belle, seule souci: derrière son manteau blanc éternel, elle avait l'air un peu cruelle. Puis une étoile est passée, filant comme l'éclair, ce qu'il a souhaité personne ne le sait, mais ses paroles en l'air ont trouvé l'écho des ondes de la mer. Il s'est soulé à l'iode et est reparti à nouveau, fort braillard sur les flots. " Hissez Haut ! "

Et elle. Plus terre-à-terre, mais l'oeil malicieux. Elle a toujours aimé se poser sur le sable avec les mouettes descendant des cieux et regarder les marins naviguer au loin. Des rêves aussi, beaucoup, qu'elle concilit avec ses amis, ses envies et sa vie, la vie. Parce qu'il le faut bien et qu'elle est résolut à s'en donner les moyens, et même si parfois tout ça, c'est tellement incertain. Mais tant bien que mal, elle avance tout en se voilant de pudeur, sa défense. Elle a l'extravagance simple et l'élégance naturelle, sa douceur n'a d'égale que la souplesse avec laquelle elle traite les promesses, déçues. Elle a croisé un jour le regard de ce type bizarre plutôt tête-en-l'air. Il a marmonné quelques débilités pour toute civilité et elle fut conquise d'emblée. Un sourire pour le départ et le tout était emballé précieusement. Depuis ce jour, elle s'est amusée à connaitre ses aventures et même à faire en sorte qu'il arrive à bon port, lui servant de boussole quand les étoiles étaient capricieuses. Il était devenu le guide de ses rêves sans le savoir, une sorte d'astrolabe sans le vouloir. Les tempêtes l'ont fait parfois chavirer, couler, mais ses soins l'ont remis sur pieds et pour ramer, la cadence prenait la mesure de ses sourires. Et quel sourire. Les pics de sels dictent encore parfois leurs écumes, mais du bout de leur dix doigts, les ex-naufragés combattent l'amertume en essayant de ne pas flancher.


Si un jour vous les croisez, vous pourrez peut-être discerner à quel point ils prennent plaisir à ramer.

# Posté le jeudi 07 décembre 2006 16:57

Modifié le jeudi 24 mai 2007 05:21

Lusitania en duo avec Nalonga.

Lusitania en duo avec Nalonga.
" Lusitania, la lueur au fond de mes yeux bruns, qui jamais ne s'éteint, grain de mon café de demain. Lusitania, battement entre deux souffles déjà essoufflés, sang qui déjà coulait dans les mains qu'abritaient ces moufles usées. Y'a toujours comme une impression de déjà vu quand je pénètre la maison de portugais inconnus : les mêmes saintes aux quatre coins du logis en guise de protection, leurs vie quotidiennes ont les mêmes teintes du diapason, le même hurlement de bateau dans la chair après maintes années de disparition, de délocalisation, pour augmenter la démographie d'un pays aux autres façons. Présente dans tout c½ur d'immigrant, c'en est désolant tant elle existe obstinément, même si les années passent elle diminue uniquement pour revenir plus intensément. Avec du recul, dans ces yeux de tête de mule, je vois bien que c'est elle qui brûle quand j'ai la rage du bitume. Toujours là pour me rappeler l'aversion que j'ai pour le dicton « loin des yeux loin du siège des sensations et des émotions. Ca dépend de comment tu la prends, c'est comme la vie tu l'aimes ou tu la hais mais tu en dépends. Lusitania restera de la tétine jusqu'à ce que mon dos s'arc-boute. Elle te fait rire ou pleurer, te donne envie ou te dégoûte, te rend moins seul ou te fait crier sous la douche. Peu importe de toutes façon elle te laisse songeur sur l'autoroute...
« Est-ce une coïncidence cette alliance constante entre mes délivrances et ma conscience ? »



Lusitania, je te sens, je te vois, te ressens et j'y crois; Tu es partout à la fois, comme l'air que l'on respire, comme un sentiment auquel on aspire. Plus que l'amour d'un pays ou la fierté d'une patrie, tu t'évapores dans la fumée des plats chauds maternés et ton spectre s'est distingué au travers de la buée des fenêtres... Malgré les tracas quotidiens que les papas saucent avec leurs bons bouts de pains, tu les faussent en dessinant ces sourires aux lèvres, ces étoiles dans les yeux qui leurs vont si bien au teint. Tiens, tu es dans le regard de ce vieil homme assis, seul, au comptoir ou encore dans le rire de ces jeunes croisés au hasard des rues parisiennes, romaines ou londoniennes. Tu es comme cette orange du pays d'aspect vieillit et pourtant débordant de saveur; ton jus s'écoule lentement dans l'oesophage, tu auras ravivé les pensées et enrichis les coeurs par ta chaleur, on extrait que le meilleur. Tu respires et tu vis dans l'âme de tous ceux qui ont un jour dépassé tes frontières pour devenir des étrangers sans barrières; des poussières dont le trésor ne réside pas sur des comptes en banques mais dans la foi de la force de ses terres d'origines. Tu te transmets dans les histoires racontées par tes doyens, des hymnes pleines de promesses et d'espoir, de tendresse: allégresse. Comme cette histoire de potes depuis la porte de clichy jusqu'à un petit bar dans Paris, leurs rêves et leurs beuveries s'entendent jusqu'après minuit, tous les vendredis près de Montmartre. Ca polémique, ça chante, ça rie, on ne tarie pas d'éloges malgré la fadesse de la vie, avant de regagner les loges,on s'exprime sur un fado plutôt qu'un fa dièse, ça ne date pas d'hier. Comme tous ses flagnons squatant les rétros, ou tous ces drapeaux qui ornent les fenêtres des maisons... Rouge et vert à ta gloire, tu t'arrêtes, tu contemples et tu repars, toujours. Toujours. Lusitania, « je t'aime, mon amour ».


N.B. : Merci à Plume/Pris'

# Posté le samedi 14 octobre 2006 13:54

Modifié le samedi 14 octobre 2006 14:07

J'ai un TOC.

La rime à foison tacotac et sans que ça s'arrête, ça tape sur les cloisons de ma tête tic-tac-tic-tac: rimes abstraites, rimes concrètes, rimes obsolètes. Elle arrive tac-tac, et direct, complètement toc-toc quitte à en être loufoque. Mais la rime est tactique et elle frappe à la porte: toc, toc, toc? Elle passe à l'attaque. Seulement, elle souffre parfois du même tic que les autres: elle a à la fois le trac et la trique. Mon truc, c'est que je la traque sans cesse afin d'enchainer les tricks, ça c'est mon trip, la rime éclectique comme Triptik en épileptique. Si parfois la poésie m'agace et même lorsque la rime est fugace, je troquerai bien ce truc de tics en toc, fait de bric et de broc contre un bric-à-brac moins truqué. A bout de soufles et malgré les sifflets, si j'ai au moins pu tirer un sourire aux troupes de Trappes à Saint Tropez,comme entre deux tucs souflés devant un bon Tic & Tac, alors le contact est fait et... Fin de l'acte. Passes le tract.

Interlude clownerie inspiré dans une petite boulangerie un midi à MetZ.
J'ai un TOC.

# Posté le lundi 09 octobre 2006 14:33

Modifié le dimanche 15 octobre 2006 15:00