S & M. Sans mot.

S & M. Sans mot.
Le langage des signes ne trompent jamais. Et cette fille avait dans ses mouvements, quelque chose de simplement parfait; comme une danse. Elle souriait à mes anecdotes, mon extravagance lui plaisait et sa présence me sufisait. Elle me comprenait, en plus de m'aimer, d'un clin d'oeil.
La première fois, c'était à la cafèt', je crois. Souriante et légère, elle chantonnait quelque chose dont on ne percevait l'air. Elle avait l'air folle et libre, glissant sur le sol, fine presque féline. Pensées futiles. Je la retrouve quelques jours plus tard, j'étais las, il était encore trop tôt, une tête de tétard à la masse au sourire fluo. Sa voix fluette se fait entendre: cordes vocales fébriles mais tendres, étrange. La peur au ventre mais le rêve à l'esprit, j'arrête le bel ange avant qu'il ne rentre dans l'amphi'. Elle est s'arrête net, je taille une mine d'idiot et sort l'arme secrète: un p'tit chocolat chaud. Elle sourit. Elle sourit! Je bafouille plus que je ne marmonne sans qu'elle ne s'étonne; la tête fouille sans trouver la donne de la bête et je commence à perdre espoir. Elle ne dit pas un mot et je croise son regard. Il est bon, beau, profond, brun et envoutant. Ma voix se stoppe aussi sec que mon coeur tombe en syncope. Elle trempe ses lèvres dans le gobelet en plastique tout en m'observant, intriguée et je reste là, comme un enfant intimidé. L'instant dure une éternité - magique - j'aimerais que le temps décrive une boucle, sans synthétique. Elle remet le gobelet dans le distributeur et me tend les dix cents - erreur: lorsque je tends la main, elle retire la sienne en ne me laissant rien. Enthousiaste, elle fait de grands gestes, le regard moqueur mais désarmant. Elle gesticule encore, sans que je comprenne vraiment, je me sens ridicule. Son sourire émet quelques sons mélodieux, le tout mélé à la gestuelle, m'émeut. Je lui demande son prénom et elle me fait un signe avec ses doigts. Elle ne semble pas dire non, je reste pantois; machinalement, sors mon portable dont elle se saisit et y inscrit son numéro. Elle me sourit et s'éloigne en silence, en hochant la tête de gauche à droite. Gauche-droite, gauche-droite. Hypnotique. Sa silhouette se dessine agile et je la distingue en train de répondre à mon texto:
" Je m'appelle Marianne et je suis sourde et muette, si je t'ai donnée l'impression d'avoir ma langue dans ma poche, j'en fais toujours trop. Tu as mon numéro ... ". Je l'ai aimé sans dire un mot.

# Posté le dimanche 03 juin 2007 10:48

Modifié le samedi 10 novembre 2007 16:50

Démasqué.

Démasqué.
La nuit est noire et fraiche dans les rues de la Grande Pomme, une parmi tant d'autres, une sombre brise d'amertume semble souffler entre les grattes-ciel de la capitale mondiale de l'agitation. Elle ne s'arrête jamais et parmi les autochtones, on sent cette pression qui s'engouffre dans le moindre mètre des rues new-yorkaise, dans chaque bouche de l'underground, dans chaque ascenseur bondé; et de wall street au nouveau World Trade center, aucun n'arrivera réellement au 7e ciel. Au milieu de toutes ces âmes, l'une d'elles est immobile, l'atention et les sens aiguisés, son instinct concentré sur les moindres signes de changement. L'air est froid malgré l'uniforme rouge et bleuté, mais il veille comme il a coutume de le faire, sur des gens qui parfois passent leur temps à le montrer du doigt, le mépriser ou le rouler dans la boue. Mais il a l'habitude, il a décidé sa vocation quand il a appris à ses dépends " qu'un grand pouvoir, implique de grandes responsabilités ", une fois ses démons intérieurs tenues en échec, un esprit décidé comme on peux l'être quand il y a force de conviction. Il est silencieux, presque innerte mais le coeur n'y est pas. Comme tout le monde, il y a des jours comme ça ou, l'envie fait défaut et le courage moins présent, alors le quotidien se la joue machinal, presque réglé. Oh, bien sur, il affronte chaque jour un tas de tarés, au prise à chaque coin de rue avec l'extraordinairement simple, des histoires qui tournent mal, de jalousie, d'argent, de trompreries ... Et comme beaucoup d'entre nous, s'il affronte, c'est en y laissant une part de naiveté chaque fois plus réduite au minimum.

Il a ses préocupations hebdommadaires, le salaire a gagné sans trop dénigrer sa morale et ses principes, s'arrêter quelques instants sur des choses futiles, et une compagnie qui l'a toujours guidée finalement: parce qu'il a eu de la chance après la pluie tombé auparavant sur sa vie. Et elle est très belle cette chance, 1 mètre 75 pour 62 kg, des yeux à en faire baver plus d'un, et une célébrité sans conteste dans le monde entier. Parce que, oui, elle est manequin, évidemment, mais pas seulement, à défaut d'être sous les projecteurs et d'être constamment iluminé par les spots du monde entier, elle est brillante, d'une beauté rare et insolente. Il le sais et elle le sait. D'ailleurs, elle sait qu'il sait et parfois, elle est en joue, mais il l'aime, et elle l'aime en retour. Alors avoir à afronté les travers de notre société quotidiennement, il s'en fout, les soucis, il en fait des confetis qu'il garde pour arroser les jours de fête, il le fait volontiers, pour eux. Parce que c'est ça aussi, l'une de ses raisons de vivre. Mais quand le doute plane au dessus de ce qui lui sert à pomper le sang, alors l'air se fait moins évident dans la cage thoracique et le cerveau deviens moins irrigué. Parfois, il se venge en frappant dans les problèmes qu'il rencontre au jour le jour, comme on peux tous le faire en tapant du pied. Il se réfugie dans son travail, sa quête personnelle en patie alors toujours un peu. Mais les sourires de MJ sufisent souvent à le rassurer pour repartir de l'avant. MJ oui, c'est comme ça qu'il la surnomme: M - J, ces deux lettres équivalent à sa solution de l'amour. Il la rêvait quand il était petit le Peter, mais qu'importe les noms. Ce n'est qu'une histoire de deux qui font un nous, une parmi tant d'autres, avec leurs joies et leurs peines. Alors quand le temps est aussi maussade que son âme, ses jours là, comme vous et moi, il faiblit et oublit parfois quelques rudiments de base de la vie: s'il est patient, le beau temps revient toujours après la pluie. Le plus souvent, il lui sourit, il lui sourit parce qu'il sait qu'au fond, sans elle, la vie, il ne la ressentirais pas au plus profond de lui. Alors il la remercies, parce que dans le brouillard, c'est elle qui le maintient à l'abris ...

Et quand sa vie ne tient qu'à un fil aux hasards des rues de Manhattan, du Queens ou encore du Brooklyn, il connait la personne la plus à même de tisser sa pelotte ... de laine.

# Posté le mardi 15 mai 2007 12:21

Modifié le dimanche 04 novembre 2007 16:58

Dialogue incongru.

Dialogue incongru.
§@r£ - Tu sais £@Rµ, l'autre lune gluptienne, je suis allé me ballader du côté de l'espace primaire, tu sais l'une des plus anciennes galaxies toujours figé dans ces luttes éphémères.

£@Rµ - Là ou il y a Primatapl@n£t, non? et alors?!

§@r£ - C'était... intéressant. Je me suis muté dans l'une des espèces qui composent leur faune, l'une de celles qu'ils pouponnent quand les autres sont piétinés. Tu sais, j'étais plutôt bien lotit: petit chaton, j'étais nourrit, logé, blanchit sur une terre plutôt sale. Soit, une situation meilleure que 60 à 70 % de leurs congénères, affamés et sans toit.

£@Rµ - Et puis? Tu sais bien ce que tu allais y trouver non?! Et que l'on ne peut rien y faire, ils doivent se trouver pour avancer.

§@r£ - Oui, oui. Bien sûr, bien sûr. J'y suis allé en touriste, t'inquiètes pas. Mais c'est incroyable, je les ai observés et, tous autant qu'ils sont, ils reproduisent le même shéma aux différents niveaux, catégories sociales, tu vois?! Ils se sont d'abord fixés et apropriés la terre, puis ils ont erigés des barrières depuis lesquelles ils s'observent. Petit à petit, chacun se renferme chez lui, sur lui-même, depuis sa maison, sa ville, son pays; ils oublient ainsi tous aussi facilement ce qu'ils sont, que chacun a peur. Plus le temps passe et moins ils s'aperçoivent qu'ils sont tous semblables. Ils se bardent d'habits, de drapeaux, de croyances, c'est comme ça qu'ils justifient leur peur. En se déguisant et en trouvant des prétextes bidons. En ne tolérant pas qu'ils soient identiques au fond. S'ils se rendaient compte que leur civilisation était tout sauf civilisée mais si vil et s'ils lisaient un peu plus entre les lignes... ça leur sufirait à faire un grand pas pour l'homme, plus que ne l'a jamais été ce voyage jusqu'à la lune.

£@Rµ - C'est pas pour rien qu'ils se servent d'énergies qui pourrait venir à les tuer demain. De primitif, ils sont devenus primaire.


<< A mon avis, lorsque l'on est confronté à des choix que ce soit en acte ou en pensée, gardons à l'esprit que nous sommes mortels et tachons de vivre de manière à ce que personne n'ait à se réjouir de notre mort. >> John Steinbeck.

# Posté le lundi 07 mai 2007 14:25

Modifié le mardi 13 novembre 2007 11:40

" Et on ne réalise pas que tout va si vite ... " Ox - Demain, peut-être

" Et on ne réalise pas que tout va si vite ... " Ox - Demain, peut-être
- Encore? Déjà? Putain, quoiqu'il en soit.
- Ah bravo belle entrée en matière.


Putain 2 ans.

C'était pour fêter ça. 2 ans/22 ans, encore toutes mes dents - oui, je recycle la blague, on sait jamais - et tu es toujours là cher lecteur, à partager mes dires/dures/délires. Encore une année écoulé ou, on ne sait comment, les journées écoulés se sont ressemblées en conservant leur dose de singularité et d'espoir. A la vitesse grand V, des choses nouvelles ont été expérimentés, des autres mises de côté mais toujours ce même constat affligeant, je/ on a pas de temps pour tout faire ou alors, vous ne dormez pas la nuit - si. Si. SI. TSSsss - ne me coupe pas. Bon, tu auras donc compris que sous cette phrase se cache mon grand mea culpa de ne pas poster plus. Y'a des trucs dans ma tête, qui demande qu'à sortir, mais les doigts préfèrent caresser d'autres lignes, les siennes ou celle de droit administratif - pour cette dernière, le verbe préférer ne convient pas! Le plus incroyable dans tout ça c'est que j'ai, moi aussi, une vie derrière ces acoutumances zombifiques/ comateuses/ légumifiantes/ ruminantes - ok, ma bouche.

Pour éviter que ce bilan ne tourne à la nostalgie forcée et surtout que je ne suis pas d'humeur, on se concentrera sur l'essentiel, ce blog. Puisque c'est ce sur quoi j'écris et ce pour quoi tu lis.Force est de constaté que celui-ci m'a encore servi cette année, on ne recitera plus les vieux de la vieille ou même de la veille et encore moins l'Omniprésente, mais plutôt ces rencontres permisent par le web ou B2M, ces concerts de folie entre a-m-i-s parce que cette marée de pixels parfois se change en vie réelle et qu'elle est belle malgré tout. Malgré quoi? Hum disons que mis à part le fait que les grains de sable qui nous sont comptés soient comptés, eh bien, peut-être que je suis encore payé au Smic par le jardin mais que ça me va bien, que le petit Nicolas a été élu avec 53% des voies et "qu'il n'est plus contestable", comme s'il l'avait déjà été que ce soit au sein du gouvernement ou à l'Ump... ou encore que je ne vois plus les miens assez souvent. On m'a souvent dit que la vie était une question de priorités et que celles-ci se résumaient à des compromis. Des cons souvent, les promis je les évite, je les fuis même. Ah oui, toujours ces même peurs enfouies de l'échec, de la déception, de l'oublie, mais tant pis. A ne pas risquer, on finit seul, sans amis, sans elle, sans rien.

Je ne peux donc pas conclure sur ça, ça s'rait trop péssisimiste et ça n'a jamais été le but recherché, à transmettre avec ce blog, de quoi vous dire sans mentir que la chance est revenu, celle en qui je ne croyais plus est de retour et presque en même temps que l'amour avec quelques aller-retour Paris-Luxembourg (presque mais c'était pour la rime). J'avais oublié que la chance sourit aux audacieux mais surtout elle n'engage que ceux qui y croit et souvent, elle paye cache sans demander son dû. Alors un conseil, crois-y, ça arrivera à un moment ou à un autre.

P.S.: en droit, tout va pour le mieux. :)

# Posté le jeudi 26 avril 2007 04:28

Modifié le mercredi 09 mai 2007 16:49

Clash man'-ça-craint.

Clash man'-ça-craint.
Interlude connerie:


Ready to rumble: de la violence, de la joute verbale, de la vraie vision de criminel endurcit entre un jeune Padawan et un pseudo M.-C. - master of connerie - dans une lutte sans merci. Âmes sensibles s'abstenir.


Alisex - << Yo! Tu étudies en profondeur ma prose, j'suis un génie comme Zart-mo, tu aimerais trouvé un défaut, mais ma rime est parfaite, affûté, n'a pas de fautes ni de fond de fête ... >>

Jo-Santos - << Tu parles de fêtes ... Attends, tu pues la défaite. Tu confonds rimes et frime, crimes et style et tu reste fébrile face au mien: indélébile. Ferme la bouche, on dirait un débile. T'as de l'apétit mais tu m'as servis d'amuse-geule. Hé, tu titubes?! Ramasse tes côtes, petit apéricube. Bon... Cauchemards, canard! >>

Alisex - << T'as la rage car ton orifice pisse le sang, moi j'ai pas besoin de lubrifiant pour que mon flow glisse tout seul, lyricalement j'crois que tu l'as dans l'cul, tu déprimes, prosac et autre médicament, mec au mic pas d'erreur, ton bégaiement t'as été fatal, agression brutal, t'en as des irritations anales, ohlolo, j'ai entendu la voix de deux gamins, écoute: " - Oh mon dieu, il a tué Jo'
- Espèce d'enfoiré ! ". J'suis intenable, en me provoquant, ta mort t'as programmé. >>

Jo-Santos - << Tu joues les macs mais t'as surtout l'air d'un gosse, reprends ta casquette avant que je te rosse. Ne parle pas sans savoir: médicament ... Avec c'que t'as dans le froc, t'es plutôt incontinent, même mon grand-père sans les dents assure plus que toi verbalement. Mec, tu pleures?! Pour éviter mes pressions, mets-toi aux anti-dépresseurs surtout si t'as les foins. Tu comprends rien, tu plisses les yeux, t'as la mine d'un Cd rayé quand j'te lamine, gros tu viens de te faire railler! >>

Alisex - << Mec, t'as été dur avec l'incontinence, je vais t'enchainer, voilà ta sentence: Tu ponds des merdes, tu vaux rien, aimer ce que tu fais reviens à être scatophile, alors file très loin. Ne me dit pas que tu as réfléchies toute la nuit pour cette daube? mes phrases t'ont tellement fait mal, exité, tu t'es levé à l'aube! Ahaaa! Tu me parle de Cd rayé, tu connais bien, les tiens le sont tous, à cause de tes ongles de prostitué. Mon phrasé te déphase, replace-toi vite, mec tu t'es fait desaxé... et en beauté. >>

Jo-Santos - << Tu parles aussi mal que t'écris, face à tes laxatifs, j'me suis surpris ... à Bailler,et ouais,mec tu fais chier. Tu brailles, comme un pigeon tu piailles: cui,cui,cui. T'es cuit, mecton! Tu voudrais jouer les matons mais tu miaules comme un matou. Désolé si mon phrasé te parait trop alambiqué, c'est qu'il te manque encore quelques années à tes quenottes de lait: j'ai le charme d'antant et te sème à l'ancienne, quand tu cries encore maman avec ta peine. Arrête avec tes casses de Brice, tu ries jaune, quand je créer, tu ne fais que copier, quoi? T'es aphone?! J'étais déjà ambidextre quand tu suçais encore ton pouce, j't'ai masturbé la cervelle petit homme - pouce?! J'aurais aussi pu la jouer polyglotte, mais t'as au moins compris qu'à mon lexique, qui s'y frotte ... >> (ouais, c'est ça, gros malin...)

Alisex
- << On dirait presque que t'es un bon mais tes phrases me font poser quelques questions: t'es sous influence? tu dois écrire plus vite que tu pense car ce que t'avances a tout juste un sens. Tu veux pas la jouer polyglotte, toi c'est plutôt polygamme, dans ton harem un tas d'hommes qui s'trémoussent, tu fanes et t'es fan! Tu te mousses mais t'es pâle, devant moi tu cales. En m'écoutant, tu t'es chier dessus? Maintenant en plus d'être physiquement débile, t'es sale! Ton passage dans les joutes verbales se termine comme un film catastrophe, emporté par ma tempête de flow, dévoré par mes monstrueuses rimes, pour mégaler t'as du boulot, il va falloir que tu trimes. >>

Jo-Santos
- << C'est bien: à nouveau, tu prouves que je t'inspire, lèche pas ma sueur quand je transpire, t'es autant un monstre que ton chien*, un fauve; avant que tu ne trépasses, laisse-moi te confier ce secret d'alcôve: quoique tu fasses, tu pourras à peine me couper, copier, coller, toi tu ne sais que geindre ou danser, ah oui, tu danses face à mes feintes et moi, l'aurais-tu oublié déjà p'tit rat d'opéra?! S'il n'y a qu'un sens dans mes dires, c'est déjà mieux qu'aucun dans tes délires. Arrête-toi, tu pars à contre-sens et le pire, c'est que tu crois mené la danse. Face à ton égo, j'aime être toxique, s'il te reste des légos, fabrique-toi un mic-ro-be: rime triple. Ne persiste pas, tu ne comprends pas déjà ça. Prie la bible, il ne te reste plus que les yeux pour pleurer comme un mioche, brave gavroche: un pavé dans tes miches. >>


*: Le chien de ce jeune padawan est un king charles non-savant.

Tout ceci n'est que farces et attrappes, bien entendu.

# Posté le mercredi 21 mars 2007 12:20

Modifié le samedi 12 mai 2007 10:32