Ode au Rap français.

Ode au Rap français.
Atentif à la musique par l'ouverture paternelle, entre soul et rock, funk et décibel, j'suis parti très tôt vers une initiation solo, les voyages forment la jeunesse, dur d'arrêter l'alégresse. J'fais mes premières gammes à L'école du micro d'argent, je pense donc I.A.M, j'apprends et réclame. Peut-être pas comme il faut, ça me monte à la tête: préjugés, clichés, violence et ils m'ont mis la fièvre; arrivé aux urgences. Je flambe devant le Doc et ses Premières consultations; la pupille souvre sur Là ou je vis, désolation sur la peine de Shurik'N. Alors on joue avec les échecs, Métèque et mat, en guise d'étoile, je squate les satellites et m'envolent sur des hits en cartons. J'pète les plombs sur la Peste, retrouve la raison sur Les histoires extraordinaires et tout le reste. A force de trainer entre Opéra et Lipopette, j'apprends, encore, la subtilité sans qu'on s'la pète, Avoir des potes, sans que tout ça pète ... Les années passent et j'aime lire, entre les lignes, sans que ça saigne, sans un signe, il fallait du son neuf: Le temps d'une vie et Less du Neuf, et puis, Mille et un fantômes, je joue les bonhommes, sans être de paille. Je fais et refais le Puzzle constamment, reconstruit L'identité en crescendo, j'ai osé, c'était pas le Top au départ, mais Rocé a visé les fondations, pour l'Horizon. On s'habitue mais il n'est jamais trop tard. Il n'y a pas de fumée sans feu, quand la vision à la base a été brouillé, on a du mal à se défaire de ses préconçues, comme si tout allait partir d'un coup d'un seul derrière un linceul: Hocus Pocus. On aura essayé, on remettra ça en Super Sayen, avec ou sans Crew, sans superflu qui l'aurait cru?! On fera tout clean, sans bling-bling, sans chaussettes sur les joggings, sans tout ces trucs clinquant qui luisent sans être de l'or. On traquera le son jusqu'à en payer La Caution, en chat de goutière à la Soklak, sans crainte, sans trac, aussi fluide que Khondo sur scène, aussi fou que Delleck, on fera face à la haine, on laissera des trous dans les oreilles, sans boucle, mais simple avec des samples à la Tenzano, sans savoir jusqu'ou ça nous mène, avec la sincerité de Kimto, jusqu'à en perde haleine, Rap Français, je t'aime.

# Posté le mardi 27 novembre 2007 15:37

Juste un mec tranquille.

Juste un mec tranquille.
J'ai les origines modestes de ces gens qui affrontent la vie avec la rage dans les trippes et le peu de choses qu'ils ont appris; l'excentricité réduite au strict minimum, soit quelques fou-rires au milieu de personnes et sans une cuite. Pur produit de notre société de conso malgré ses dérives sectaires et ses défauts; cache mal ma peine derrière des sourires blèmes en général et même si tout va bien globalement. Oh oui, le globe terrestre a ses pendants contrariants et j'affronte ce que je peux avc ces globes oculaires d'enfant insolent. La cure n'est pas à l'ordre du jour, je prends donc quelques bols d'airs aux alentours: la famille, les amis, le milka ou Rouky et ses mirages qui m'inondent l'esprit. J'ai cet exutoire pour meilleure ennemie, cela dit, il m'a tellement rendu que je ne sais plus si je l'aime ou le déteste, ça et tout le reste... Alors je préfère l'alégresse dans le regard et si je fais souvent le débile, je ne suis qu'un mec tranquille.

Plus gentil que vé-ner, moins machiste que rêveur, la sensibilité à fleur de peau caché sous quelques nerfs solides. Esquive ou assume selon la farce ou l'amertume, car je ne suis qu'un mec banal qui lorsque le doute s'installe perd le brin de confiance qu'il a dans la panse; j'ai en prime le gout pour penser sans cesse au pire et la paranoïa qui me caresse le gras du bide. Si j'écris plus souvent mes larmes que mes rires, il y a entre ces lignes plus de sentiments que de rimes. J'ai fait mien cet adage de Baloo, dès mon plus jeune âge: " il en faut peu pour être heureux "; et mon peu c'est tout et peu de choses, laissez-moi ce Nous entre tout autre choses. Retirez-moi le droit, le chocolat, la vue, le gout mais laissez-moi ma dose d'espoir. Si j'ai peur d'imaginer trop l'avenir sans son regard, c'est que j'ai peur de le voir fuir déçu, parce que j'ai le rêve fébrile et que je ne suis rien qu'un mec tranquille.

# Posté le jeudi 22 novembre 2007 16:08

Modifié le lundi 26 novembre 2007 10:16

Le temps est incertain.

Le temps est incertain.
Quelques moineaux marchent au milieu des canettes vides et de mégots sales. L'un s'envolent quand l'autre reste au sol, avec du mal, il bat de l'aile. Une réunion de nuages gris se tient au coin d'un bâtiment, sans que je sache ce que cela présage; tout à l'heure déjà, d'infimes gouttes de pluie sont tombées sur mon visage. Le temps est à l'orage, des intempéries se dessinent à l'horizon, des coups de tonnerre claquent en signe d'oraison, tiercé gagnant. Depuis, quelques rayons de soleil ont percés, rien qui ne réchauffe vraiment en ce début de période hivernal. Beau et froid: je frissone, ce n'est pas le climat que j"affectionne, cela me ramène toujours à une promenade, seul, sur les bords de la Garonne. Dans le microcosme parisien, la Seine a souvent des reflets ternis, malgré tout, j'ai rit lorsque j'y ai vu un chien nagé avec une mouette, sourires partagés. Le soleil se couche désormais sous cette masse nuageuse, après les grattes-ciel de la Défense, malgré cette réalité ombrageuse, je tacherai de croire encore en la chance car demain, renaitra l'espérance. En atendant, quelques gouttes de pluie salées caressent à nouveau mon visage, mais le temps n'est plus à l'orage.

NB: après la pluie, le beau temps ...

# Posté le jeudi 15 novembre 2007 13:20

Modifié le vendredi 23 novembre 2007 10:44

Interlude de 20h sans J.T.

J'aime ...

Le réveil après une bonne nuit de sommeil, ma peau caressé par les premiers rayons du soleil, ouvrir une bonne bouteille, même sans la boire, recevoir ma paye et tout claquer sur ebay pour des conneries de Bd Collector sans excès; jouer les grands tout en préservant mes rêves d'enfants, glander devant l'écran, ressortir des vieux jouets rétro que je léguerais aux plus offrants de mes petits enfants souriants; voir des sales gosses se manger une belle fessée, assumer Beaugoss et jouer les molosses parce que trop de fierté; marcher dans Paris depuis tout petit et cultiver ses paysages éternels dans mon esprit, voyager depuis les vignes champenoises jusqu'à mon petit village de pêcheur et laisser voyager mon regard sur l'horizon de la mer pendant des heures; remplir ma bouche de haribos, michokos et autres "co-co-lat" fondant et chaud, le nutella dans un petit pain au lait et encore garder le milka pour après; trainer en t-shirts, vieux jogging et superstar; me plonger dans l'ère de Voltaire, Groening, Trondheim ou Sfar, avoir la simplicté de Paulo Coelho, l'intellect de Gary et des posters de Marylin Monroe; La "seleçao", le Benfica et Pes, tapper dans un ballon pour couper le stress; les films de Fernando Meireles, rester subversif bloeuf sans insulter les keufs', faire rire les meufs, tapper un beuf sans savoir jouer d'un instrument, débattre d'idées aussi pourries que savoir qui le premier de la poule ou l'oeuf, en avoir rien à treuf', faire la teuf; les coups de blues, être avec mes potes et faire du bruit comme si on était douze, qu'ils soient là sans intérêt ou problème de flouz' ... J'aime les sourires qui défilent, ma famille de débiles, mon chien qui fait l'imbécile, les inventions textuelles, la prose indélébile, le droit et les arguments à la pelle, rouler comme un keykey et klaxonner dans les petites ruelles, la musique forte et belle, écouter de la soul; La souler avec ma paranoïa, ses nuisettes en soie, danser avec elle, mes yeux dans ses c'yeux, lui dire qu'elle ma Chance et que je n'ai pas besoin de demain pour aller mieux, qu'elle est ma joie dans le présent et qu'elle me réponde en présent que: "tu verras, oui, ça ira".


Idée parti de son blog, sur un principe ouvert par James Delleck dans le profil psycologique.

Oui, bon... Mais c'est un peu chez moi aussi non ? T'as déjà vu des sous vetements en lycra ?



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Interlude de 20h sans J.T.

# Posté le dimanche 11 novembre 2007 14:11

Modifié le vendredi 16 novembre 2007 15:58

L'Astrolabe featurin' Clementine

L'Astrolabe featurin'  Clementine
Autodidacte dans les songes comme beaucoup, un pacte avec les anges passé sans un sou si ce n'est celui du coeur. Depuis tout petit déjà, mes dents de laits scrutaient les légendes des petites souris qui squattaient mes sourires fauchés au teint rosé. Je n'osais même pas mettre un pied dehors pour ne pas être punis, que je m'évadais de ces barrots de bois en passant par les toits, la foi d'un Peter Pan intrépide soupoudré de magie par Morphée, guide de ses près sans destiné. L'avantage du rêve, c'est qu'il est gratuit, après minuit dans la rançon de l'oubli, peu se souviendront des regards croisés au coin de la rue. Six ans sans gêne, pour m'décrocher la tête des nuages, fallait pas mal de peine, décourager les flanneries d'un enfant sage réclamait sans doute une raison amère. La tête en l'air pourtant et l'envie incessante des jeux, les super-héros inondaient mes yeux d'enfants; Et la rétine brillante, je fixais les cieux sans lacher ma tétine à l'affut de la moindre étoile filante, filon gagnant de mes souhaits insouciants ...

"Haute comme trois pommes, j'rêvais déja autant qu'trois hommes. L'contact avec les autres m'inspirait pas beaucoup,dans la cour de récréation emmitouflée de légers flocons j'étais souvent trés seule et minuscule dans mon igloo. Garçon manqué, sauvage et renfrognée, j'aurai aimé qu'on n's'arrête pas à mon paraître, qu'on passe le pas glaciale de la porte pour pénétrer dans la chaleur masquée de mon mon être, sans se contenter d'essuyer mes larmes et regarder furtivement mon coeur rêver au coin du feu par une fênetre.Souriante sur ces photos cornées, riant aux éclats dés qu'une douce odeur d'coquelicot presque fané venait m'chatouiller l'nez, la nuit je pleurais en silence, étouffée par des rêves sournois, des monstres perfides, des univers glauques et noirs, sans fin, un puit sans fond.Insouciante et tellement équilibrée sur le fil de la vie, je buvais le nectar de ce bonheur enfantin si naïf, sans me soucier de mes horizons et de mon futur coeur à vif , happée par la vie et déja tourmentée par toutes ses questions sans réponses, ses larmes sans souffrance et les gens d'la TV qui m'inspiraient pas confiance .Déja tant peur du temps qui fuit, de ne pas trouver l'amour d'une vie, des âmes-soeurs qui ne brillent que pour mieux mettre en valeur vos ténébres, j'avais la fibre pensive et la pensée emcombrée.Pouce à la bouche, crayons à la main, sourire au lévres, les yeux au ciel j'dévorai la Lune de mes prunelles avides de rêveries sans sommeil et sans savoir pourquoi j'pensait souvent à la chute interminable d'Alice au pays des merveilles .J'crois qu'inconsciemment j'étais déja préparée à tomber du berceau d'la vie parfaite pour atterrir sur le sol arride d'l'entendement d'une ado trouble-fête, avec dans la bouche le goût acre du sable du Doute remplaçant peu à peu la sucette . "

PS: Merci à la petite madeleine qui ne pleure pas (ou presque) et ceci n'est pas fini. :)

# Posté le mardi 19 juin 2007 05:02

Modifié le mercredi 14 novembre 2007 16:09