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Histoires croyables.

J'ai le rhume des foins et le rhum amer, alors je rame et je rime, entre galère et frime, je trime pour faire de ces lignes autre chose que du mime. Pourtant ce putain de bic n'est qu'un pantin pantois qui pique moins qu'un putois. Ecrire et rire, pour le meilleur et pour le pire, jusqu'à en pleurer; histoire que ce qui en découle comble le vide de ces feuilles blanches, d'une encre qui ne resterait pas au fond de l'eau mais qui s'envolerait comme les nuages au-dessus des bateaux pour retomber en virevoltant comme des plumes. Paroles, paroles, paroles; libres, sincères et folles, aucun masque d'alcool et d'une légereté défiant les lois de la gravité, pour étonner Newton. New town, nouvelle vie, et le point de départ: trois cases vides, trois cases en moins, on pourrait disserter, analyser, commenter, remplir un tas de copies doubles, spéculer, réunir des âmes soeurs, comme reconstruire les tours jumelles; les maux sont tous frères, c'est bien en cela qu'ils se disputent, pour attirer les tensions. Attention aux temps durs surtout que les mots peuvent dire, montrer, choquer, éblouir, tout en restant flous et ils rendent fous. Ces filous peuvent même se cacher sous des synonymes, des homonymes que les homo sapiens zappent si bien; alors, on rembobine, cherche quelques combines et jamais personne au bout du fil. Un silence laisse toujours fébrile et se faufile comme un ange, aussi futile qu'une flèche lancé par cupidon et le coeur a ses raisons que les cons ne comprennent pas. Face-à-face et côte-à-côte, pour se tourner le dos et filer à l'anglaise, moins lourd qu'une crème, pour se dorer la pilule solaire. Se brûler entre coups de soleil et coups froid, trembler quand le château de sable s'effrite avec le temps, ne laissant plus qu'un tas de sable mouillé et bien tassé. Et tout relancer, réécrire, laisser quelques traces entre les lignes, indélébiles, pour graver un souvenir sur le meuble des âmes, tant près qu'au fond, sans larmes qui désarment sans raison. Ici personne n'a tort, même les plus lents, parce que le tort tue et que je n'ai rien contre ceux qui trainent malgré les bruits de la foule qui draine toute opinion fluctuante. Alors je flane entre ces quelques lignes pour m'épargner une assimilation mâle-honnête et une silhouette frêle sans sens commun mais dans la bonne direction quand même. Qui m'aime ... ? Mémo.
Histoires croyables.

# Posté le jeudi 10 avril 2008 17:22

Modifié le mercredi 21 mai 2008 12:24

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