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It's like a paranoïa.

It's like a paranoïa.
J'ai peu de confiance, beaucoup de doutes et une méfiance qui déroute, ça risque fort de durer, ou pas. Ca commence devant les yeux, puis ça s'inscrit dans l'esprit, ça tourne de l'oeil comme on tourne en rond. Puis ça descend, ça racle la gorge, laisse un goût acre et amer dans la bouche; le palais ... est sec, arride même. Et la soif, le manque, tout désertifit le cerveau, le pourrit, le rend sourd à tout autre envie. Et ça descend encore: lentement, dans l'oesophage, ça contracte le poumon, le bride jusqu'à couper la circulation au niveau même du coeur. La cage thoracique se solidifit, la bile, la bile dans le foi commence à déverser sa rage dans le bas du ventre. C'est encore descendue oui, tout près de l'estomac et de là, ça stagne. L'estomac rétrécit aussi, diminut jusqu'à ne plus laisser entrer le superflu. Parce que tout converge vers lui, comme un trop plein, un trop plein de mauvaises choses, un pot pourri débile et de rage; ça le tort dans tous les sens et ce trop plein prépare le tremplin du rejet à venir. C'est toujours comme ça que ça finit: le rejet. Il n'y a qu'à attendre la goutte de trop et le vase débordera systématiquement: résidu de trippes et de bile, à trop en faire, les boules rendent leur billes. Il ne reste plus qu'un liquide jaunâtre, où le reflet de celui que j'étais se distingue à peine sous ses traits ressemblant. Ca descends et ça remonte, ça épuise parce qu'il aura fallu purger, gerber pour purifier ses pensées naussives, comme une envie irrésistible et animal, une missive sortie d'un instinct primal.

# Posté le mardi 18 décembre 2007 19:03

Modifié le mercredi 23 janvier 2008 18:45

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