To Cell in.

To Cell in.
La Casserole mijotait un p'tit truc à feux doux, très doux, y'avait une bonne odeur dans l'air et la p'tite Ours ne comprenait rien de ce qui se passait. Elle avait mon étoile polaire sur le dos, ou quelque chose comme ça, son parfum caressait mes narines, mes papilles ... Les rêves allaient bon train, seuls les reflets vascillant sur l'étang, imageaint nos doutes et nos peurs. Elle est comme un petit chat sauvage, un lynx ibérique, en l'occurrence, j'aurais dû y être allergique, folle, fugace et avec du mal à danser dans cette société matérialiste et superficielle. Alors elle ne sait pas dire non à quelques petites atentions, allant à l'essentiel; en son sein, un soleil et dans ses yeux, un ciel sans fin ni lois. Si ce n'est celles du coeur qu'elle dicte à toutes heures, même tardive, d'une voix d'ange affective.

J'accuse le coup: cette muse m'amuse de cette ruse confuse ne valant pas un clou. Mais elle m'a rendu mes sourires, pour le meilleur et pour le rire. Que te dire que tu ne saches déjà, petit chat, l'inspiration est belle et bien là, je crois, au rendez-vous, toujours un peu retard, toujours du mal à dire au revoir. Je ne serais pas ton roi, je ne viendrais pas te chercher sur un beau cheval blanc de prince charmant conquérant, pour t'offrir un lopin de terre, en sifflotant, aussi imposant soit-il. Ce que je veux pour ton coeur est différent, c'est bien plus grand: je lui amène la Rêve-olution, la liberté d'expression, sans couper de tête, telle est la raison de ma quête, et en option, je lui donne l'horizon. Laissons leurs les tentations, sécurité, prisons, brûlons nos ailes d'affections éparpillés parmi les papillons, ces mots étaient pour toi, ils le resteront.

# Posted on Tuesday, 20 May 2008 at 4:33 PM

Edited on Tuesday, 27 May 2008 at 3:53 PM

Histoires croyables.

J'ai le rhume des foins et le rhum amer, alors je rame et je rime, entre galère et frime, je trime pour faire de ces lignes autre chose que du mime. Pourtant ce putain de bic n'est qu'un pantin pantois qui pique moins qu'un putois. Ecrire et rire, pour le meilleur et pour le pire, jusqu'à en pleurer; histoire que ce qui en découle comble le vide de ces feuilles blanches, d'une encre qui ne resterait pas au fond de l'eau mais qui s'envolerait comme les nuages au-dessus des bateaux pour retomber en virevoltant comme des plumes. Paroles, paroles, paroles; libres, sincères et folles, aucun masque d'alcool et d'une légereté défiant les lois de la gravité, pour étonner Newton. New town, nouvelle vie, et le point de départ: trois cases vides, trois cases en moins, on pourrait disserter, analyser, commenter, remplir un tas de copies doubles, spéculer, réunir des âmes soeurs, comme reconstruire les tours jumelles; les maux sont tous frères, c'est bien en cela qu'ils se disputent, pour attirer les tensions. Attention aux temps durs surtout que les mots peuvent dire, montrer, choquer, éblouir, tout en restant flous et ils rendent fous. Ces filous peuvent même se cacher sous des synonymes, des homonymes que les homo sapiens zappent si bien; alors, on rembobine, cherche quelques combines et jamais personne au bout du fil. Un silence laisse toujours fébrile et se faufile comme un ange, aussi futile qu'une flèche lancé par cupidon et le coeur a ses raisons que les cons ne comprennent pas. Face-à-face et côte-à-côte, pour se tourner le dos et filer à l'anglaise, moins lourd qu'une crème, pour se dorer la pilule solaire. Se brûler entre coups de soleil et coups froid, trembler quand le château de sable s'effrite avec le temps, ne laissant plus qu'un tas de sable mouillé et bien tassé. Et tout relancer, réécrire, laisser quelques traces entre les lignes, indélébiles, pour graver un souvenir sur le meuble des âmes, tant près qu'au fond, sans larmes qui désarment sans raison. Ici personne n'a tort, même les plus lents, parce que le tort tue et que je n'ai rien contre ceux qui trainent malgré les bruits de la foule qui draine toute opinion fluctuante. Alors je flane entre ces quelques lignes pour m'épargner une assimilation mâle-honnête et une silhouette frêle sans sens commun mais dans la bonne direction quand même. Qui m'aime ... ? Mémo.
Histoires croyables.

# Posted on Thursday, 10 April 2008 at 5:22 PM

Edited on Wednesday, 21 May 2008 at 12:24 PM

Mouha, mont & jeux.

Mouha, mont & jeux.
" Moi ",j'arbore les couleurs de mes drapeaux: bleu, blanc, rouge et vert, il n'est jamais trop tôt pour changer de flagnon, sans histoires d'hymnes, de politique ou de pognon. J'ai sortit du placard des armoiries d'histoires infinies, pleines de conne-ries et d'espoir, de regards aux horizons différents. Et si je ne montre pas souvent mes dents, je sourit et je ris beaucoup, parce que c'est bon pour le moral,sens-originalité, je m'émerveille de quelques banalités quotidiennes. Si parfois je bois la tasse à marée basse, j'écarte la haine à coup d'ondes positives, je fais le dos rond à toutes ces rengaines malsaines, avec l'aide des dauphins et des irènes. Quand tu me croises, que tu me crois ailleurs, c'est que je rêve à toute heure ou que je pense aux miens, que j'embrasse.

" Mon ", mien, à moi, si tu aimes posséder, sache que je n'ai pour trésor qu'un chien chiant, une conscience et quelques valeurs pour certains désuètes; des souvenirs dont je fais des colliers de perles, inestimable même pour quelques centimes en trop. Et je ne suis riche que d'eux, ¤ureux grâce à leurs mines d'or réjouis: famille, amis, tribu, entourage de tout âge, ils sont " mon manège à moi ", tickets gratuits à l'infini, pour des fêtes de roi. J'ai lontemps cherché un refuge alors que quand viens le déluge, je ne suis à l'abris qu'après des miens, ils sont ma toiture à cette vie dure. Je suis leur homme de paille et s'ils s'essouflent, tu pourras toucher mes fondations. Quant à mes racines, pour les couper, il te faudra creuser profond, te lever tôt, car ils m'ont appris le coup du roseau et à ce jeu-là, je suis plutôt costaud.

" Je " joue beaucoup, c'est un fait, depuis tout petit, ça pourrait résumer ma vie? Dans ma bulle, je ne suis qu'un funambule dont la seule alternative est la frêle esquive sur une petite île où le jeu est maitre et le travail prohibé; où l'on danse jusqu'à n'être plus que fossile. Alors je joue, alors je danse, sur le sable fin, sur le sable blanc; avec les mots et les coquettes et les coquines, j'ai la séduction dans la peau et la déduction carthésienne, alors j'adore deviner dans leurs regards une lueur d'espoir qu'on finisse au plumard pour un putain de panard. Et si je n'étais pas canard enchainé, je volerais leurs coeurs en même temps que leurs culs mais je n'ai pas l'âme d'un connard. Alors je me contente d'imaginer les courbes de leurs silhouettes, dérapant en aquaplaning lorsque l'excitation déborde du string ... Et que j'aime quand mes chansons finissent en queue de poisson plutôt qu'en cul-de-sac, alors doucement, je rentre-dedans et je profite du peu que la vie a pour nous offrir.

# Posted on Friday, 04 January 2008 at 1:34 PM

Edited on Tuesday, 01 April 2008 at 4:36 PM

It's like a paranoïa.

It's like a paranoïa.
J'ai peu de confiance, beaucoup de doutes et une méfiance qui déroute, ça risque fort de durer, ou pas. Ca commence devant les yeux, puis ça s'inscrit dans l'esprit, ça tourne de l'oeil comme on tourne en rond. Puis ça descend, ça racle la gorge, laisse un goût acre et amer dans la bouche; le palais ... est sec, arride même. Et la soif, le manque, tout désertifit le cerveau, le pourrit, le rend sourd à tout autre envie. Et ça descend encore: lentement, dans l'oesophage, ça contracte le poumon, le bride jusqu'à couper la circulation au niveau même du coeur. La cage thoracique se solidifit, la bile, la bile dans le foi commence à déverser sa rage dans le bas du ventre. C'est encore descendue oui, tout près de l'estomac et de là, ça stagne. L'estomac rétrécit aussi, diminut jusqu'à ne plus laisser entrer le superflu. Parce que tout converge vers lui, comme un trop plein, un trop plein de mauvaises choses, un pot pourri débile et de rage; ça le tort dans tous les sens et ce trop plein prépare le tremplin du rejet à venir. C'est toujours comme ça que ça finit: le rejet. Il n'y a qu'à attendre la goutte de trop et le vase débordera systématiquement: résidu de trippes et de bile, à trop en faire, les boules rendent leur billes. Il ne reste plus qu'un liquide jaunâtre, où le reflet de celui que j'étais se distingue à peine sous ses traits ressemblant. Ca descends et ça remonte, ça épuise parce qu'il aura fallu purger, gerber pour purifier ses pensées naussives, comme une envie irrésistible et animal, une missive sortie d'un instinct primal.

# Posted on Tuesday, 18 December 2007 at 7:03 PM

Edited on Wednesday, 23 January 2008 at 6:45 PM

A coeur ouvert.

A coeur ouvert.
Je déteste ça, coucher ma réalité sur papier, sans images, sans prose. Parce que la réalité des sentiments, c'est autre chose que se mettre tout nu, même dans la rue, même devant une vingtaines de portugais footdalleux de la place Clichy. Parce que montrer ma pilosité et ce qui me sert de dignité à la rigeur, passe encore, mais aller au-delà du corps, c'est peut-être la chose la plus dure à faire qui soit. La plus dure affaire à soi. Alors évidemment, derrière tout ces textes, il y a souvent un peu de moi, beaucoup l'autre reste du temps, mais je prends des pincettes, des grosses pinces même, je suis un rat de ma personne et je sublime le tout par quelques métaphores, c'est de l'introspection sans l'effort de la pudeur. Et parce que je suis un Mâle, merdeuh. La sensibilité, c'est un truc de filles, comme les séries AB, mais qu'elle était jolie Hélène, kelly aussi, d'ailleurs une dans chaque port, ou série. Pamela pour la plage.


On a de drôles d'idées quand on est petit, j'avais l'imaginaire tortueux mais qui s'autosufisait, je pouvais jouer tout seul mais acceptait facilement la compagnie d'autrui, sauf celle de ma soeur. Pudeur. Et dans mon foutoir, dans toute mon organisation bordélique, tout était très clairement rangé, même si ça se voit pas forcément au premier coup d'oeil. C'est peut-être pour ça que je voulais faire du droit depuis lontemps déjà, pour mettre de l'ordre dans tout ça. Bon ça et aussi, parce qu'avocat, ça gagne bien, sans qu'on vienne te prendre la tête, pas folle la guêpe. La larve?
On a de drôles d'idées quand on est petit, moi, déjà, à l'âge de 5 ans à peine, je pensais aux filles, embrasser avec la langue, faire l'amour par la boudine - nombril, simplet quoi. En grandissant, l'idée se faisait constante, coeur d'artichaux autant que les années se suivent. Réussite ou chagrin, petit à petit, l'idée se forge. On mûrit et on oublie, ainsi va la vie, si c'est pas la bonne tant pis, on apprends à accepter que les idéaux ne rentrent pas dans celle-ci ou celle-là, même si elle est audacieuse, mystérieuse, prétentieuse. On met de côté ses rêves, Con-promis.


Ce que je voulais, c'était une fille tranquille et subtile, qui m'aime, me comprenne et m'appuit, alors oui, la triade est plutôt du domaine de l'introuvable, je l'admets. Et le pire c'est que l'on s'y fait. Je rêvais qu'elle me prenne la main et qu'on affronte la vie à deux, avec ses pires et ses mieux. J'me disais que quand je la trouverais, je l'aimerais au 1er regard, la chérirais et l'épouserais, mais loin, très loin des mairies... Sur une plage à Tahiti, qui sait. Elle aurait une robe blanche et les cheveux aux vents. Il n'y aurait que la famille et les amis. Après, y'aurait une belle maison, de la marmaille et du bétail et du bruit au détail, incessamment. Simplet, quoi. Et puis, le destin parfois, a des trucs comme ça. Je crois que j'ai jamais dit merci juste pour ses petits trucs de la vie. Alors M-E-R-C-I. A l'air, au vent, à la vie. On se retrouve sur l'ile aux oiseaux.

# Posted on Wednesday, 28 November 2007 at 2:39 PM

Edited on Saturday, 01 December 2007 at 4:57 AM